Une fresque murale sur le site Prysmian d’Amfreville-la-Mivoie, signée La Boukle
Artiste-peintre depuis plus de 35 ans, Olivier alias La Boukle compose des fresques vivantes, guidées par l’instinct et le support. Son travail, qui à l’origine repose sur les codes du graffiti, est reconnaissable pour son univers abstrait, organique et largement inspiré de la nature. C’est avec cette approche que La Boukle a réalisé une fresque originale sur un bâtiment du site Prysmian d’Amfreville-la-Mivoie (76).
Comment avez-vous abordé le projet avec Prysmian ?
Le site Prysmian est situé dans un environnement très naturel, le long de la Seine. Il y a un contraste intéressant avec le côté industriel. L’intention première était de recréer un lien avec ces deux mondes : apporter de la nature dans un espace technique, mais sans nier l’activité de l’entreprise.
Nous avons décidé de créer une sorte de paysage hybride avec les câbles au premier plan, comme une signature industrielle et derrière une immersion végétale.
Et puis il y a eu la question de la couleur. Aujourd’hui, l’actualité peut vite devenir anxiogène et donc amener de la couleur dans le quotidien des gens, c’est important. Cela fait partie de mon travail.
En quoi ce projet s’inscrit-il dans l’ADN environnementale de Prysmian ?
Déjà dans le message visuel : la place donnée au végétal, à la nature, ce n’est pas anodin. Cela reflète une volonté de l’entreprise d’intégrer et de valoriser ces enjeux dans son identité. Le logo même de Prysmian évoque « un chemin direct qui mène vers un mode de vie durable grâce à une transformation visuelle ».
Ensuite, il y a les choix techniques. Nous travaillons des peintures acryliques et des aérosols de plus en plus propres, avec moins de solvants. C’est une démarche que nous avons en commun avec le groupe.
Quelles contraintes avez-vous rencontrées ?
Le support était loin d’être parfait. Il y avait des éléments techniques partout : coffrages, structures métalliques, reliefs… impossible de les ignorer. Mon expérience m’a permis de ne plus voir ces éléments comme des contraintes, mais plutôt l’occasion d’en faire des forces visuelles.
Je pense que le pari est réussi : conjuguer deux univers totalement différents pour en faire une fresque colorée, où câbles et éléments de la nature dialoguent entre eux.
Pour retrouver le travail de l’artiste :





